Justice pour Naicha ne doit pas être un slogan

Naicha a été tuée aux Comores. Et je dois être honnête : cette tragédie me touche profondément. J’en perds le sommeil.

Alors ce dimanche matin, je couche ces quelques mots, non seulement pour rendre hommage, mais aussi pour mobiliser. Parce que nous ne pouvons pas continuer à pleurer nos femmes sans agir collectivement pour les protéger.

Je regarde cette affiche… Et je me dis que derrière chaque nom, il y avait une vie, une famille, des rêves, une place dans notre société.

  • Naicha.
  • Hikima.
  • Echa.
  • Et tant d’autres.

Je suis touchée par cette tragédie et par ce qu’elle révèle de nos silences collectifs face aux violences faites aux femmes.

Comme femme, comme mère, comme citoyenne africaine engagée sur les questions de leadership, de gouvernance et de protection des femmes.

Parce qu’au-delà des débats, des chiffres ou des communiqués, il y a une jeune femme qui a perdu la vie dans des circonstances tragiques.

Une famille détruite, une société choquée, et surtout une question que nous devons avoir le courage de nous poser collectivement : combien de femmes devrons-nous encore perdre avant de considérer les violences faites aux femmes comme une véritable urgence ?

Aux Comores, comme ailleurs sur le continent, dans le monde, nous ne pouvons plus considérer ces drames comme de simples faits divers.

Selon l’OMS, près d’1 femme sur 3 dans le monde subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Ce chiffre n’est pas “global”. Il nous concerne aussi. Il concerne nos sociétés, nos institutions, nos silences et parfois même nos banalités culturelles.

Derrière cette statistique, il y a des visages, des familles et des vies brisées. Nous avons aussi besoin de prévention, de protection, d’éducation, d’accompagnement des victimes et de mécanismes institutionnels solides.

C’est aussi pour cela que la ratification et la mise en œuvre effective de la convention AUCEVAWG sont essentielles.

Parce qu’un texte continental ne doit pas rester symbolique. Il doit protéger concrètement des vies. Mes pensées vont à sa famille et à toutes les femmes qui vivent aujourd’hui dans la peur, le silence ou l’impunité.

Justice pour Naicha ne doit pas être un slogan. Mais une responsabilité collective pour nous tous. Ne les oublions pas. Et surtout, ne normalisons jamais ces violences.

Ne transformons pas notre indignation en silence : mobilisons-nous pour la justice, la prévention et la ratification effective de l’AUCEVAWG.

Visuel partagé sur les réseaux sociaux — crédit à son/sa créateur·rice. Merci pour ce travail de mémoire et d’alerte.


Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.

Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable

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