J’ai une question pour les organisations de mon réseau. Que se passe-t-il concrètement chez vous lorsqu’une femme signale une violence ou un harcèlement ?
Pas ce qui est écrit dans votre politique. Ce qui se passe réellement.
- Qui l’écoute ?
- Qui la protège ?
- Qui décide ?
Combien de temps faut-il pour réagir ? Sa confidentialité est-elle protégée ? Peut-elle signaler une personne plus puissante qu’elle sans craindre pour sa carrière ?
Et surtout : a-t-elle confiance dans le système au point de parler ?
Une organisation peut avoir un code de conduite impeccable et une culture qui encourage malgré tout le silence. C’est là que la gouvernance devient très concrète.
La lutte contre les violences faites aux femmes ne concerne pas uniquement les gouvernements, les associations ou les victimes.
Elle concerne aussi nos entreprises, nos ONG, nos institutions, nos administrations et nos réseaux. Une procédure qui existe mais que personne n’ose utiliser ne protège personne.
Avec #SamediPourElles, je veux progressivement passer de la sensibilisation à la responsabilité. Alors cette semaine, dirigeants, managers et responsables RH, je vous propose une question très simple :
Si une femme devait signaler une violence dans votre organisation lundi matin, votre système la protégerait-il réellement ?
