« Je savais qu’il la frappait, mais je ne voulais pas me mêler de leur couple. »
« Nous entendions parfois des cris, mais c’était leur vie privée. »
« Elle m’en avait parlé, mais elle est retournée avec lui. »
Ces phrases, nous les avons tous déjà entendues. Peut-être même prononcées. Et c’est précisément là que nous devons nous interroger.
À quel moment la violence devient-elle une « affaire privée » ? Si nous voyions quelqu’un se faire agresser dans la rue, nous ne parlerions pas de problème privé.
Pourquoi notre perception change-t-elle lorsqu’une porte se ferme ? Bien sûr, intervenir ne signifie pas se mettre soi-même en danger.
Mais entre confronter directement un agresseur et ne rien faire, il existe beaucoup de possibilités :
- écouter,
- prendre des nouvelles,
- orienter vers des professionnels,
- proposer un lieu sûr,
- conserver un lien,
- alerter les services compétents lorsqu’une personne est en danger.
Et surtout : ne pas juger la victime si elle n’est pas encore prête à partir.
Nous devons sortir collectivement de cette idée selon laquelle les violences conjugales appartiennent uniquement au couple.
La vie d’une femme n’est jamais une affaire privée.
Avec #SamediPourElles, je veux que nous nous interrogions aussi sur notre propre responsabilité.
Nous ne pouvons peut-être pas tout faire. Mais nous pouvons tous décider de ne pas détourner le regard.
Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.
Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
