Je me souviens d’un candidat que j’ai reçu un jour. Son CV n’avait rien d’extraordinaire. Mais il a commencé l’entretien en me disant : “Je sais que vous avez déjà lu des dizaines de profils. Si vous me donnez cinq minutes, je préfère vous parler de ce que j’ai appris de mes échecs.”
J’ai souri. Cinq minutes plus tard, j’avais oublié son diplôme, mais pas son regard, ni sa lucidité. C’est là que j’ai compris : ce ne sont pas les parcours parfaits qui marquent, ce sont les parcours assumés.
Quand je lis une candidature, je regarde moins la “performance” que la cohérence. Je cherche la trace d’une pensée, pas juste une chronologie. Est-ce que la personne sait pourquoi elle postule ici ? Est-ce qu’elle sait ce qu’elle apporte vraiment ?
Beaucoup envoient des centaines de CV, espérant qu’un recruteur “tombe dessus”. Mais ce n’est pas une question de chance. C’est une question de justesse.
Le bon recruteur ne cherche pas celui qui veut n’importe quel poste. Il cherche celui qui a pris le temps de comprendre le sien.
Alors, si vous postulez encore : parlez moins de ce que vous avez fait, et plus de ce que vous avez appris.
Parce que dans chaque recrutement, il y a deux personnes qui se cherchent et parfois, il suffit d’un ton juste pour se reconnaître.
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Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
