Un matin, j’avais expliqué à mon chauffeur que j’étais pressée et que je devais partir rapidement. Quelques minutes plus tard, il m’a demandé de l’attendre. Nous n’avions manifestement pas la même perception de l’urgence. J’ai simplement pris mes clés… et je suis partie en conduisant moi-même avec mon thé à la main.
Cette scène m’a rappelé une leçon que j’ai apprise au fil de mes responsabilités. Certaines personnes finissent par croire que, parce qu’elles occupent une fonction, détiennent une expertise ou sont présentes depuis longtemps, le système s’adaptera toujours à elles.
C’est précisément là que le leadership doit rappeler une règle simple : Une organisation ne doit jamais dépendre d’une seule personne. Si elle devient l’otage du rythme, des choix ou de la volonté d’un individu, ce n’est pas une preuve de sa valeur. C’est une faiblesse de gouvernance.
- Être précieux est une qualité.
- Se croire indispensable est une erreur.
Le rôle d’un dirigeant n’est pas de créer des personnes irremplaçables. Il est de construire des systèmes capables de continuer à fonctionner, avec ou sans elles.
Aujourd’hui, je n’ai pas simplement pris le volant. J’ai rappelé, avec calme, que dans une organisation saine, la mission passe toujours avant les ego.
Au passage… je ne vous raconte pas son étonnement. Il ne savait même pas que je conduisais… et encore moins que je pouvais prendre le volant dans les rues d’Addis-Abeba.
Comme quoi, les organisations gagnent toujours à éviter de faire des suppositions sur les capacités des autres.
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