Un agenda rempli n’est pas toujours le signe d’une organisation performante. Parfois, c’est exactement l’inverse.
Je me demande parfois quand nous avons commencé à considérer le fait d’être débordé comme une preuve de performance.
Dans mon travail, j’échange et j’accompagne régulièrement des dirigeants aux agendas impressionnants.
Réunions qui s’enchaînent, sollicitations permanentes, messages à toute heure, décisions à prendre sur presque tout…
Et pourtant, derrière cette hyperactivité, j’entends parfois la même frustration : « Je travaille énormément, mais je n’ai pas le sentiment d’avancer sur l’essentiel. » Cette phrase m’interpelle toujours.
Parce qu’un dirigeant extrêmement occupé n’est pas forcément à la tête d’une organisation extrêmement performante.
Parfois, son agenda raconte même autre chose : des décisions trop centralisées, des responsabilités mal réparties, des processus qui ne fonctionnent pas suffisamment bien ou des équipes qui attendent constamment un arbitrage.
Être occupé n’est pas être performant. Et cela vaut pour les individus comme pour les organisations. Avec le temps, je suis devenue attentive à un autre indicateur : ce qui avance même lorsque le dirigeant n’est pas là.
Parce qu’une organisation solide ne devrait pas avoir besoin de l’hyperactivité de quelques-uns pour fonctionner.
Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.
Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
