- « Pense aux enfants. »
- « Tout le monde fait des erreurs. »
- « Il faut sauver ton mariage. »
- « Il a demandé pardon. »
- « Que vont dire les gens ? »
Parfois, lorsqu’une femme trouve enfin la force de parler des violences qu’elle subit, la première pression ne vient pas de son agresseur.
Elle vient de son entourage. Parce que préserver le couple, la famille, la réputation, les apparences peut devenir plus important que sa sécurité.
Je crois profondément à la famille. Mais protéger une famille ne peut jamais signifier demander à une femme d’accepter la violence.
Nous devons faire très attention aux conseils que nous donnons. Une femme qui nous confie qu’elle est victime de violences n’a pas d’abord besoin qu’on lui explique comment sauver son couple.
Elle a besoin d’être en sécurité, d’être écoutée, d’être crue, d’être accompagnée, et surtout de pouvoir décider sans subir une nouvelle pression. Aucune réputation familiale ne vaut la sécurité d’une femme.
Avec #SamediPourElles, je veux aussi questionner nos propres réflexes. Parce que parfois, lutter contre les violences commence par changer les phrases que nous prononçons lorsqu’une femme trouve enfin le courage de parler.
