Dans certaines organisations, il est plus facile de lancer un nouveau projet que d’arrêter un projet qui ne fonctionne pas. Et je trouve cela assez révélateur de notre manière de concevoir la performance.
On annonce de nouvelles initiatives, on multiplie les plans d’action, on ajoute des objectifs et des indicateurs.
Chaque nouvelle idée vient s’ajouter à la liste. Rarement en remplacer une autre. Et pendant ce temps, les équipes essaient de suivre.
Elles jonglent entre les priorités, les urgences, les engagements pris hier et les nouvelles ambitions d’aujourd’hui.
Le plus étonnant, c’est que tout le monde finit souvent par reconnaître que certaines activités n’apportent plus grand-chose. Mais personne ne veut vraiment prendre la responsabilité de les arrêter.
On peut percevoir l’arrêt d’un projet comme un échec. Parce qu’il a parfois un nom, un budget, un responsable ou un partenaire qu’on ne veut pas décevoir. Alors on continue.
Dans mon travail auprès des organisations, je suis de plus en plus convaincue que nous devons réhabiliter une compétence essentielle du leadership : savoir renoncer. Pas renoncer à nos ambitions.
Renoncer à ce qui disperse nos efforts, épuise nos équipes et nous éloigne des résultats que nous voulons réellement obtenir.
Nous célébrons beaucoup les dirigeants qui lancent de nouvelles initiatives. Nous devrions aussi apprendre à reconnaître ceux qui ont le courage d’arrêter ce qui ne fonctionne plus. Parce que parfois, la décision la plus stratégique n’est pas de faire davantage. C’est de décider ce que l’on ne fera plus.
Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.
Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
