L’échec est toujours orphelin. Cependant, le succès, lui, semble toujours avoir de nombreux parents. J’ai beaucoup ri quand on m’a expliqué qu’une personne qui ne m’apprécie pour mon « excès de professionnalisme » s’est attribué une part de la maternité de mon parcours professionnel.
Ce qui m’a amusée, c’est que cette même personne avait fait appel à ma société, des années auparavant, pour deux missions. Elle connaissait donc déjà mon travail bien avant les fonctions que j’occupe aujourd’hui.
Cette anecdote m’a fait réfléchir. Je parle souvent de mes parents, de mes mentors, de mes anciens responsables, de mes collègues et de toutes les personnes qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à la femme et à la professionnelle que je suis devenue.
Je n’ai jamais eu peur de reconnaître ce que je leur dois. Mais il existe une différence entre reconnaître une influence et revendiquer la maternité ou la paternité de la réussite de quelqu’un.
Personne ne réussit seul. Mais personne ne peut non plus s’approprier les années de travail, les doutes, les sacrifices, les échecs et les décisions qui ont façonné le parcours d’une autre personne.
Quand tout va mal, l’échec est souvent orphelin. Quand tout va bien, certains réécrivent l’histoire pour s’y donner un rôle plus grand qu’il ne l’a été.
Pour ma part, je continuerai à remercier celles et ceux qui m’ont tendu la main, fait confiance, challengée et permis de grandir.
Parce que la gratitude est une force. Mais la vérité l’est tout autant.
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Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
