L’autonomisation économique des femmes est une politique de transformation. Sur le terrain, on entend souvent : « Il faut former les femmes. Il faut les soutenir. Il faut les encourager. » Mais la réalité institutionnelle est plus complexe que cela.
Ce que je vois à travers Continental Network of Women Business Associations in Africa(CONWOBAA) et les réseaux panafricains, c’est qu’une femme entrepreneure n’a pas seulement besoin d’un atelier ou d’une opportunité ponctuelle.
Elle a besoin d’un système qui reconnaît, structure et amplifie son influence :
- Un système qui lui ouvre des marchés.
- Un système qui lui donne accès aux décisions.
- Un système qui lui permet de peser dans les politiques publiques.
Parce qu’aujourd’hui, les femmes créent, innovent, produisent, financent… Mais beaucoup restent encore en marge des espaces où se décident les règles du jeu économique.
Et c’est là que l’autonomisation économique devient un sujet institutionnel, pas seulement social.
- Lorsque 156 Women Business Associations se coordonnent,
- lorsque des milliers de femmes s’organisent en coalition,
- lorsque les voix locales rencontrent les politiques continentales,
Alors on ne parle plus “d’autonomisation”. On parle de capacité d’influence collective. La question pour nos institutions n’est donc plus : « Comment aider les femmes ? » Mais : « Comment intégrer les femmes dans le cœur des décisions économiques ? »
C’est ce passage de l’assistance à l’influence qui définira réellement l’avenir économique du continent. Et je crois profondément que l’Afrique est prête pour ce changement structurel.
Sur cette photo je suis avec la Présidente de AWLN Ethiopia, ma chère soeur Mekdes, une femme entrepreneure puissante de haut niveau qui a aussi à cœur de partager ses clés pour réussir.
Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.
Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
