Au début de mes activités, je ne comprenais pas. Je proposais des améliorations simples : mieux organiser, clarifier les responsabilités, rendre les processus transparents, structurer le travail collectif.
Rien de révolutionnaire. Rien qui, en apparence, ne pouvait nuire à qui que ce soit. Et pourtant… la résistance était là. Pas ouverte. Pas frontale. Mais constante. Je pensais que c’était de la prudence. Ou une peur du changement.
Avec le temps, j’ai compris autre chose : Le problème n’était pas le changement. Le problème était ce que le changement retirait.
Un système désorganisé crée des zones d’influence informelles. L’opacité crée du pouvoir non officiel. L’absence de règles crée des positions dominantes.
Quand tu structures, tu ne fais pas que “améliorer”. Tu redistribues silencieusement le pouvoir. Alors forcément, ce qui fait du bien au collectif peut fragiliser des intérêts individuels.
La résistance n’est donc pas toujours idéologique. Elle est souvent fonctionnelle. Elle protège moins une vision… qu’une position. Et c’est probablement la leçon la plus importante pour tout leader : Si ton projet améliore réellement un système, il rencontrera de la résistance.
Pas parce qu’il est mauvais. Parce qu’il change l’équilibre.
Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.
Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
