Elle arrive au travail, elle sourit, elle répond à ses mails, elle participe aux réunions, elle atteint peut-être même ses objectifs. Et personne ne sait qu’en rentrant chez elle, elle a peur. Les violences faites aux femmes ne restent pas à la porte des entreprises et des organisations.
Une collègue peut être victime, une collaboratrice, une dirigeante, une cliente, une femme que nous croisons chaque jour et dont nous ne soupçonnons absolument rien.
Alors que faisons-nous lorsqu’une collègue change soudainement ? :
- Lorsqu’elle s’isole ?
- Lorsque son téléphone sonne constamment et qu’elle semble paniquée ?
- Lorsqu’elle commence à s’absenter ?
- Lorsqu’elle nous confie enfin quelque chose ?
Nous n’avons pas besoin de devenir enquêteurs. Mais nous pouvons créer des environnements dans lesquels une femme sait qu’elle pourra parler sans être jugée, humiliée ou pénalisée professionnellement.
La lutte contre les violences faites aux femmes concerne aussi nos lieux de travail. Les organisations peuvent avoir des procédures. Les managers peuvent être sensibilisés. Les collègues peuvent connaître les ressources disponibles. Et chacun de nous peut apprendre à écouter.
Cette semaine, j’aimerais donc poser une question aux dirigeants et managers de mon réseau : Si demain une collaboratrice vous dit qu’elle est victime de violences, sauriez-vous réellement quoi faire ?
Avec #SamediPourElles, je veux que la sensibilisation conduise progressivement à l’action. À notre échelle, nous pouvons tous contribuer à créer des espaces plus sûrs pour les femmes.
Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.
Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
