Certains viennent demander un conseil pour leur projet… et repartent comme s’ils venaient de vous le confier en gestion.
Il y a un phénomène fascinant dans le monde professionnel. Des gens viennent vous parler de leur projet. Ils veulent un conseil, un avis, un éclairage, parfois un coup de pouce. Jusque-là, tout va bien.
- On écoute.
- On réfléchit.
- On partage des idées.
- On pose des questions.
- On apporte de la valeur.
Puis, dans un enchaînement assez mystérieux… ils se mettent en attente. De vous. Comme si, après une conversation, quelques messages et deux ou trois pistes partagées, vous étiez soudain devenue :
cofondatrice officieuse, cheffe de projet, cellule de suivi, moteur de relance et support technique de leur ambition. J’avoue trouver le concept… audacieux.
Rappel simple, mais visiblement utile : un conseil n’est pas une adoption.
Demander de l’aide, ce n’est pas transférer la charge mentale, stratégique et opérationnelle à quelqu’un d’autre.
Chercher un regard extérieur, ce n’est pas déléguer l’élan. Et solliciter un accompagnement, ce n’est pas mettre son projet en salle d’attente en espérant que l’autre le fasse vivre à sa place.
Un projet reste d’abord la responsabilité de celui ou celle qui le porte :
- On peut soutenir.
- On peut orienter.
- On peut connecter.
- On peut encourager.
Mais on ne peut pas être plus engagé que le porteur lui-même. Et souvent, le vrai sérieux d’un projet ne se mesure pas au pitch. Il se voit dans le suivi. Dans la rigueur. Dans la capacité à revenir, à agir, à exécuter. Bref, dans la manière de se comporter comme si ce projet comptait vraiment.
À l’inverse, j’ai aussi beaucoup de respect pour les personnes qui savent demander un conseil, une mise en relation ou une orientation… puis faire le travail elles-mêmes avec sérieux et autonomie.
Petit clin d’œil à mulunesh Jebessa, qui incarne exactement cela : une fois la connexion faite avec des partenaires du secteur agricole, elle a su se présenter, échanger, partager sa vision, prendre ses contacts et faire avancer les choses par elle-même. Et honnêtement, c’est tellement agréable de travailler avec des personnes comme ça.
Parce qu’au fond, la question est assez simple : si toi, tu n’agis pas pour ton projet, pourquoi attends-tu que quelqu’un d’autre le fasse avec plus d’énergie que toi ?
On peut t’aider à construire. On ne peut pas vouloir à ta place. Vous aussi, vous avez déjà vu ce “transfert de responsabilité” déguisé en demande de conseil ?
Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.
Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable
