Le burn-out ne commence pas par l’épuisement

Le burn-out commence par le déni des limites d’un système. Les personnes qui font un burn-out ne sont pas les moins engagées.

Ce sont souvent :

les plus fiables
les plus consciencieuses
celles à qui on donne “encore un dossier”
celles qui ne disent jamais non
celles qui tiennent quand le système ne tient plus

Et pendant ce temps-là, on applaudit leur “résilience”.

Soyons honnêtes :

Beaucoup d’organisations fonctionnent grâce à des personnes en burn-out latent.
Tant qu’elles tiennent, personne ne remet le cadre en question.

Voici les vrais signes, ceux qu’on préfère ignorer :

Tu es épuisé(e), mais tu continues à livrer.
Tu n’as plus de colère, plus de joie, juste une fatigue plate.
Tu n’attends plus rien de ton travail, sauf qu’il se termine.
Tu n’as plus l’énergie d’expliquer ce qui ne va pas.
Tu te dis : « Ce serait pire si je lâchais. »

Ce n’est pas du dévouement, C’est un système qui se repose sur ton silence. Le burn-out n’est pas toujours individuel. Il est bien souvent organisationnel.

Ce n’est pas un problème de gestion du stress. C’est un problème de :

  • gouvernance
  • charge mal répartie
  • responsabilités floues
  • absence de limites claires
  • culture du “tiens encore un peu”

Une organisation qui épuise ses meilleurs éléments n’est pas exigeante. Elle est mal dirigée. Et non,
le courage, ce n’est pas de tenir jusqu’à craquer.

Le courage, c’est de poser des limites dans un système qui préfère l’épuisement à la remise en question.


Sitti Inspire – Inspirer les leaders. Transformer les équipes.

Sitti ABDALLAH MSHANGAMA, Leadership stratégique • Gouvernance inclusive • Transformation durable

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